• Les mustangs américains

     
    27.000 chevaux sauvages menacés d'abattage

    - Un hélicoptère survole des chevaux sauvages dans le Nevada, en 2005 - AFP/Justin Sullivan -
    Un hélicoptère survole des cheveaux sauvages dans le Nevada en 2005

    Les autorités veulent abattre les mustangs de l'Ouest américain, en surnombre. Les défenseurs des animaux protestent

    Quelque 33.000 chevaux vivent en liberté dans une dizaine d'Etats
    américains. L'administration gérant les terrains publics fédéraux, le "Bureau of land management" (BLM), souhaite réduire leur population à environ 6.000.

    C'est la première fois depuis 1971 que l'Etat fédéral envisage un abattage en masse.

    Les mustangs de l'Ouest américains, lointains descendants d'animaux arrivés en Amérique du Nord avec les Espagnols, sont protégés depuis 1971. A cette date, le Congrès des Etats-Unis leur a octroyé le statut de "symboles vivants de l'esprit d'aventure historique de l'Ouest".

    Les autorités font valoir qu'une réduction de la population est nécessaire pour préserver l'équilibre écologique des terres sur lesquelles ils s'ébattent. Le ralentissement économique a aussi eu un effet négatif sur les adoptions de mustangs par les Américains, et les fermes d'accueil seraient surpeuplées.

    Dans le Nevada par exemple, un Etat largement désert, les autorités estiment à 40% la surpopulation des chevaux sauvages. Mais étant donné l'engorgement des centres d'accueil, les captures de chevaux ont dû être suspendues. Dans tout l'Ouest américain, ils seraient 33.000 mustangs à vivre en liberté, et également 33.000, capturés, à vivre dans des centres fermés gérés par l'Etat. 

    L'idée d'abattre les chevaux en surnombre ou de les vendre à des pays tiers pour leur viande hérisse les défenseurs des droits des animaux, qui affirment qu'on aurait jamais du en arriver là. 

    Cette perspective est "totalement choquante et complètement superflue", explique une responsable de la société protectrice des animaux américaine, Holly Hazard, qualifiant la situation actuelle de "catastrophe de gestion". Selon elle, le BLM a tardé à mettre en oeuvre un plan de contrôle des populations via une stérilisation pourtant demandée par les défenseurs des animaux.

    Une décision doit être prise avant la fin de l'année.

     


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